DENIER DU CULTE

Le moment de recueillir le Denier du Culte. Parmi les œuvres catholiques, celle-ci est une des plus importantes, c’est de plus une œuvre qui oblige en conscience, et personne n’a le droit de s’en désintéresser, du moins si on se sert du culte. Chacun doit donner suivant ses ressources : ceux qui sont plus favorisés du côté de la fortune, sont tenus de donner davantage ; Ceux qui sont plus pauvres, donnent ce qu’ils peuvent.

Ce n’est pas être trop exigeant que de demander à une famille de condition moyenne, famille de cultivateurs, de marins, d’ouvriers, la modique somme de 3 Fr. par an.

C’est une chopine de cidre de moins chaque dimanche, moyennant quoi vous aurez des prêtres pour vous administrer les sacrements, catéchiser vos enfants, secourir les pauvres de la paroisse. Ce n’est pas cher.

Dans beaucoup de paroisses où quelques-uns avaient voulu se soustraire à l’obligation rigoureuse de payer le Denier du Culte l’autorité ecclésiastique a pris le parti de refuser aux récalcitrants tous les honneurs du culte, pour les enterrements, les mariages et les baptêmes. Cette conduite est très logique et a été approuvée même par les tribunaux civils. Il se peut que la même conduite soit tenue un jour dans notre pays.

Extrait du Bulletin paroissial de mai 1914