MON PAYS SINAGOT

sur l’air de "la Paimpolaise"

Quittant Vannes et son port tranquille

Si vous montez vers Calmont haut,

Suivez la route c’est facile

Vous apercevrez un hameau,

Eh bien c’est Séné et son fier clocher

Son église et ses grands villages

S’inclinant pleins de majesté

Vers le Golfe et son beau rivage

Mordus par les flots argentés.

Voici Cadouarn, le grand village

Aux maisons basses bien tenues

Suit le Rankin, c’est son image

Enfin Cariel, Langle et Bellevue

Et puis Moustérian et ses goélands

Les pêcheurs au sombre visage

Braves cœurs, hardis matelots

Naviguant malgré les orages

On les nomme « les Sinagots ».

Suivez le Golfe et ses merveilles

Il n’existe rien de plus beau,

Ecoutez et prêtez l’oreille

Vous entendrez les Sinagots

Leurs jolis bateaux et leurs matelots

Leurs filets, leurs dragues puissantes

Besognant la nuit et le jour

Ils défient la vague méchante

Courageux, stoïques toujours.|

Allez plus loin, c’est le Passage

Où voguent tant de promeneurs

Notre-Dame-de-Bon-Voyage

Patronne des navigateurs

Sa jolie chapelle au front de dentelle

Quand soudain le danger menace

Le soldat où le matelot

Notre-Dame répand ses grâces

Et protège ses Sinagots.

Descendez-vous jusqu’à Kergrippe ?

C’est le quartier des laboureurs

Ses landiers, ses fermes antiques

Ses pâturages et ses primeurs

Ils sont renommés les choux de Séné

Courageuses et d’allure altière

Sur les Lices, à Saint-Nicolas

Vous verrez les braves fermières

Achetez, ne marchandez pas !|

Séné, ô doux coin d’Armorique

A toi mon cœur, à toi mes vœux,

Garde tes coutumes antiques

Garde la foi de tes aïeux

La houle et le vent chantent doucement.

Séné, j’aime tes ondes pures

Ton soleil enflammant les flots

J’aime ta brise qui murmure

Je suis fière d’être Sinagot.

Adaptée par Mademoiselle Marguerite Layec le 16 avril 1947

Institutrice de 1930 à 1973, à l’école de Ker-Anna

Mademoiselle Marguerite Layec