POUR NOS COMMERCANTS

Nous avons souvent entendu nos commerçants protester contre leurs parents, voisins ou amis, qui au lieu de faire valoir les marchands de cheveux, boulangers, épiciers, etc…, vont se fournir à l’étranger. Nous sommes absolument de leur avis.

Laissez-nous vous dire que si vous preniez tous l’habitude de payer comptant aux commerçants de chez vous comme vous le faites pour les étrangers, vos compatriotes pourraient aussi vous servir à meilleur compte et même vous donner des bons et des timbres-cadeaux. Mais, il faut vous dire la vérité ; Vous laissez les commerçants du pays attendre leur argent des mois et des mois ; Il faut bien alors qu’ils vous fassent payer l’intérêt de l’argent que, en réalité, ils vous prêtent (non, même alors, ils n’exigent rien de plus). – Et tandis que vous mettez souvent vos amis dans la gêne par le crédit que vous leur demandez, vous avez toujours de l’argent prêt pour des gens que vous ne connaissez pas et qui ne viendront pas vous aider quand vous serez vous-mêmes dans le besoin. N’oubliez pas les services rendus ; Vous avez maintenant de l’argent en main, ne trouvez-vous pas qu’il soit juste de vous fournir chez les commerçants qui autrefois vous ont donné à crédit.

Un bon conseil : faites valoir les commerçants du pays dont vous réclamerez peut-être les services un jour à venir.

Pensée à méditer : Qui paie ses dettes, s’enrichit.

Extrait du Bulletin paroissial de janvier 1911